Solitude l'infâme indolence
Dirigeante de ses temps courbés
Dans la lourde tempête s'avance
Se refermant sur un papier.
Porte, qui de liens se ferme
Que pour ne plus s'ouvrir
Morte, jusqu'au tout dernier règne
D'émouvants souvenirs.
Du néant joué, s'est-elle
D'un bienfaisant silence
Pourtant trop grand mortel
Larmoyant sa souffrance.
Humainement regretté
D'un éclair à la suite
D'y avoir vu pousser
Des bras de marguerite.
Elle s'impose aussi nue,
Que les troublées rivières
Un miroir qui s'est tût
Ne sachant trop que faire.
Solitude détruite du monde au sommet
Ses heures, elle déploie pour s'assassiner
Créant un hermite à la juste craie
Qui pourtant si belle saura s'effacer.
Que de rien elle ne vit,
De sa brume recouverte
Quand l'aurore la supplie
À l'écart ne plus être.
Du vide hurlé maîtresse
En haut de sa montagne
Aveugle des grands gestes
Elle verse quelques larmes,
Elle est perdue
Dans son froid troublant
Elle ne peut plus
Seule... infiniment